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mardi 3 avril 2007

Décès du grand écrivain marocain Driss Chraibi

Le grand écrivain marocain d’expression française, Driss Chraïbi, est décédé dimanche soir dans la Drôme (sud-est de la France).La dépouille du défunt sera prochainement rapatriée dans son pays d’origine pour y être inhumée.

Né en 1926 à El-Jadida, feu Driss Chraïbi a été révélé par "Passé simple" (1954).Après des études secondaires à Casablanca, il a fait des études de chimie en France où il s’est installé en 1945. Il a commencé par faire tous les métiers avant de devenir ingénieur. Driss Chraïbi a fait une brillante carrière d’écrivain (une quinzaine de livres). Producteur à l’ORTF (Office radio et télévision française) à Paris, le défunt a également séjourné au Canada. Surnommé l’enfant terrible de la littérature marocaine, plusieurs de ses dernières oeuvres sont des romans policiers ou historiques.

Driss Chraïbi a reçu en 1973 de nombreux prix littéraires dont celui de l’Afrique méditerranéenne pour l’ensemble de son oeuvre, le Prix de l’amitié franco-arabe en 1981, le prix Mondello pour la traduction de Naissance à l’Aube en Italie.

Source : MAP

Commentaire personnel :

Paix à son âme !
Le défunt était l'un des vétérans de la littérature marocaine francophone. J'ai personnellement beaucoup apprécié son livre-phare "La Civilisation, Ma Mère!" auquel je consacrerais prochainement une fiche de lecture.
J'exprime mes sincères condoléances à sa famille, à ses proches, et à tout ses lecteurs.

vendredi 23 mars 2007

Nucléaire : L’ONE négocie avec les Russes

Quatre experts de la compagnie étatique russe Atomstroyexport sont arrivés au Maroc hier lundi 19 mars pour entamer des discussions avec l’ONE. Il est question d’une centrale nucléaire à Sidi Boulbra.

Une certaine opacité entoure le dossier du nucléaire marocain. Alors que la plupart des médias russes affirmaient avec l’agence Ria Novosti, que les experts et dirigeants de la société russe Atomstroyexport devraient entamer des négociations avec l’ONE au sujet de la construction d’une centrale nucléaire à Sidi Boulbra, et que le quotidien espagnol El Pais consacrait sa Une au sujet, au Maroc c’est motus et bouche cousue auprès des responsables nationaux. «Le département de l’Energie n’est au courant de rien», rétorque Mohamed Boutaleb, confirmant par là que son ministère est bel et bien maintenu à l’écart par rapport à ce dossier. Le même ministre avait affirmé récemment que «le Maroc encourage l’utilisation des technologies nucléaires à des fins pacifiques, et dans des secteurs vitaux, comme la médecine, l’agriculture, l’hydrologie et la recherche scientifique» lors de la clôture de la conférence internationale organisée par le Groupement marocain de la technologie des réacteurs (GMTR).

Du côté de l’ONE, dont le directeur général avait effectué une discrète tournée en russie durant le mois de septembre 2006, l’on confirme la visite de techniciens de la compagnie russe : des discussions ont eu lieu avec des techniciens de l’ONE sur le volet életronucléaire.

Le directeur général de l’ONE, Younès Maâmar, n’a pas assisté à cette rencontre, étant en déplacement. La discrétion de l’ONE s’explique certainement par la sensibilité du projet, ce qui ne géne pas outre mesure les dirigeants d’Atomstroyexport, dont certains étaient du voyage de Vladmir Poutine lorsque celui-ci était venu au Maroc. Atomstroyexport reste actuellement la plus grande compagnie russe mettant en œuvre des accords intergouvernementaux sur la construction de sites nucléaires à l’étranger. Elle est actuellement en négociations des pays dont la Turquie. De même elle construit sept réacteurs en Chine, en Inde, en Iran et en Bulgarie.

Les discussions avec le Maroc auraient commencé depuis l’été dernier. A en croire les responsables de cette société, cités par l'agence Ria Novosty, une délégation de l'ONE avait tenue une série de réunions, le 30 août 2006 à Moscou, avec des représentants de l'agence fédérale russe d'énergie nucléaire et avec ceux de trois sociétés opérant dans le domaine: Atomstroiexport, TVEL et Rosenergoatom..

Selon l’agence russe Interfax, les représentants du constructeur des centrales nucléaires russe aborderont avec l’ONE des caractéristiques techniques et du coût financier du projet. La même agence citant des sources appartenant au consortium étatique russe, indique que si le site a été identifié, en revanche il reste à déterminer le type de réacteur dont aura besoin le Maroc. Dans tous les cas, la centrale devrait voir le jour entre 2016 et 2017.

Pour la plupart des opérateurs membres de la Fédération de l’énergie, le nucléaire pourrait être une réponse peu coûteuse à la croissance de 8 à 10% de la demande en électricité que connaît le Maroc. A rappeler que le Maroc dispose déjà, depuis 1980, d'un réacteur nucléaire d'une puissance limitée à deux mégawatts, destiné principalement à la recherche médicale.

Source : Aujourd'hui Le Maroc

Commentaire personnel :

"Le nucléaire au Maroc !" L'information est tellement insensée qu'on en vient presque à douter de sa véracité. Pourtant la construction de centrale nucléaires au Maroc n'est pas une si mauvaise idée.
Lorsqu'on parle de nucléaire, la plupart des marocains pensent immédiatement à la bombe qui a détuit Hiroshima en 1945. A priori, le nucléaire incarnerait le danger chez le marocain lambda. L'energie nucléaire est ainsi éclipsée à cause de cet évènement unique.
L'énergie nucléaire est une énergie d'avenir car nonobstant le coût élevé des installations initiales, elle a un rendement énergétique des plus élevés, à même, à moyen terme, de rentabiliser l'investissemmment initial. Et compte tenu du contexte économique actuel, marqué par la montée inévitable du prix du pétrole, l'énergie nucléaire paraît de plus en plus comme une bonne alternative aux énergies fossiles, économiquement parlant. De plus, nous n'aurons plus le choix dans - au plus - 50 ans car le prix du pétrole augmentera tellement que la pénurie énergétique menacera tout les pays qui n'ont pas les moyens de se le procurer.
Du point de vue écologique , l'énergie nucléaire présente des avantages indéniables. Car contrairement à un préjugé tenace, le nucléaire n'émet aucun gaz à effet de serre, ce qui n'est pas le cas des énergies fossiles. Et quand on sait que ce sont ces dernières qui sont responsables du réchauffement climatique prédit par les scientifiques...
"Il ne peut pas y avoir que des avantages !" me diriez-vous. Effectivement, un petit bémol entache le dossier du nucléaire : ce sont les déchets nucléaires. En effet, une petite partie de ces déchets est difficile à stocker en raison de sa radioactivité. Mais la technologie de stockage s'améliore et la solution à ce problème est constamment cherchée par les scientifiques.

Pour revenir à l'actualité, je trouve que c'est une très bonne initiative de la part de l'ONE qui prouve ainsi sa capacité d'anticipation, car cette dernière constitue l'essentiel du travail en matière d'énergie.

vendredi 16 mars 2007

Dangereuse spirale

Après le choc des attentats du 16 mai, l’Etat s’est solennellement engagé à éradiquer ces baraques de la honte d’où est sortie la douzaine de kamikazes.
Quatre ans plus tard, rien n’a été fait ou presque dans les banlieues paupérisées de Casablanca, terreau fertile de la terreur. Dans les bidonvilles de Sekouila et de Kariane Thomas, la situation est toujours aussi invivable. On n’a pas compté une seule masure démantelée. Aux habitants dépités, on a consacré quatre recensements et fait des promesses non tenues. En clair, on leur a tourné le dos et préféré l’approche sécuritaire qui montre aujourd’hui ses limites. Résultat, non seulement les déçus se radicalisent davantage, mais pire, ceux raflés en masse en 2003 (dont certains ont été graciés comme Abdellfatah Raydi, l’auteur du dernier attentat manqué) iront grossir un jour les rangs des candidats au Jihad. Pourquoi l’Etat parait-il si désarmé face à la misère rampante ? La réponse se trouve très certainement dans les défaillances de sa stratégie de développement humain. Et sur ce plan, contrairement aux idées reçues, le Maroc est à la traîne. Un tout récent rapport des Nations Unies vient le confirmer : Lors du sommet du millénaire organisé par l’ONU en septembre 2000, huit objectifs de développement (connus sous l’acronyme OMD) ont été fixés pour 2015 à un certain nombre de pays, dont le Maroc. Ils portent essentiellement sur un fléchissement de moitié de la pauvreté, la généralisation de l’éducation de base, la réduction de la mortalité infantile, la promotion de l’égalité des sexes etc… Afin d’évaluer la performance du Maroc et d’évaluer la dynamique de ses réalisations pour cette batterie d’indicateurs sociaux, les Nations Unies ont réalisé une étude comparative avec un groupe de pays aux économies similaires comme la Tunisie, l’Algérie, ou encore le Sénégal. Sur les six domaines analysés, les conclusions sont inquiétantes pour le royaume. Si les tendances actuelles se confirmaient à l’horizon 2015, le Maroc n’atteindrait pas la plupart des OMD fixés il y a de cela sept ans. Pour le seul chantier de la lutte contre la pauvreté, le Maroc affiche un taux médiocre de 14,2% contre les 21% relevés au début de la décennie 90, alors que la Tunisie a déjà fait l’essentiel du chemin en réduisant pratiquement de 50% son taux de pauvreté entre 1990 et 2000.
Pour ce qui est du taux d’analphabétisme, le Maroc est dans une situation plus qu’alarmante : pas moins d’un Marocain sur deux ne sait ni lire, ni écrire, ce qui le relègue au niveau des pays les moins avancés de la planète et la tendance est très loin de s’inverser. Ces constats renseignent sur au moins une évidence majeure : la politique du pays en matière sociale est inopérante, ce qui veut dire que l’effort consenti est bien en deçà du minimum acceptable. Les réalisations affichées par le régime sont non seulement insuffisantes et souvent mal orientées, mais (et ce que révèle avec acuité ce rapport) pâtissent d’une cadence trop lente pour faire émerger le pays.
Cette situation rappelle en réalité les carences de l’ancien régime. Sous Hassan II, des réalisations ont été faites mais le bilan global de son règne a été émaillé de révoltes urbaines et d’irruptions sociales dramatiques. Aujourd’hui (le rapport onusien l’atteste), les mêmes travers risquent de se répéter dans un environnement mondial encore plus torturé par la mondialisation. L’urgence est donc là. Les promesses de mesures comme celles inscrites dans les programmes hétéroclites de l’INDH (pour ne citer que cet aspect du développement humain) sont donc à réviser de fond en comble. A défaut, l’enlisement du Maroc dans la misère se traduira inexorablement par un chapelet incessant de 16 mai.

Par Ali Amar pour Le Journal Hebdomadaire (n°294)

Commentaire personnel :

Bien que le lien entre le terrorisme et le sous-développement soit connu et reconnu par tout le monde, cet excellent éditorial relie ces deux phénomènes en s'appuyant sur des statistiques de l'ONU, fidèle à la tradition du Journal Hebdo. Malheureusement, les officiels ne voient pas l'affaire de cet oeil et n'ont rien fait de concret depuis 2003 pour endiguer le terrorisme en éradiquant ses causes, à savoir en premier lieu la pauvreté.

lundi 12 mars 2007

Un mort et 4 blessés dans une explosion dans un cybercafé à Casablanca

L’explosion a eu lieu dans le même quartier que celui dont étaient originaires les auteurs des attentats de 2003.

Hier dans la soirée, une bombe a explosé dans un cybercafé du quartier de Sidi Moumem de Casablanca. Le kamikaze qui portait la charge sous ses vêtements a été tué sur le coup et en a blessé trois autres.
Selon la préfecture de police, les deux kamikazes, qui ne résidaient pas dans le quartier où a explosé la bombe, ne visaient pas le cybercafé. Ils comptaient recevoir des instructions de leurs dirigeants, via internet, pour faire exploser l'engin dans une autre partie de la ville.
Les deux hommes ont voulu s’introduire dans le cybercafé, pour "essayer de consulter des sites internet faisant l'apologie du terrorisme". Le fils du propriétaire du lieu voulant les en empêcher, «l’un des deux individus a déclenché la charge explosive dissimulée sous ses vêtements et est décédé sur le champ», a expliqué la police. Le deuxième terroriste présumé, légèrement blessé, a pris la fuite avant d'être arrêté par les services de sécurité. Les autres personnes ont été transportées à l’hôpital.
Premier attentat depuis 2003
C'est la première fois depuis les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca qu'une bombe d'origine terroriste explose en faisant des victimes. La déflagration s’est produite dans le quartier des 13 kamikazes auteurs des attentats de 2003 qui avaient fait 45 morts. A l’époque, les terroristes avaient visé un hôtel, des restaurants fréquentés par des étrangers et des cibles juives à Casablanca.
Le porte-parole du gouvernement Nabil Benabdellah a appelé à combattre le terrorisme en faisant preuve de vigilance. "Nous le disions officiellement, le Maroc est particulièrement visé par les milieux terroristes, c'est pour cela que des mesures de sécurité ont été renforcées ces derniers jours", a-t-il précisé. Un important dispositif de sécurité a été déployé à Casablanca, notamment devant les grandes administrations publiques et les consulats étangers

Source : Le Figaro

Commentaire personnel :

En voilà un tragique évènement ! Alors qu'on était rassurés par notre ministère de l'Intérieur à coups de communiqués officiels, un attentat se produit. Heureusement qu'il avait un caractère quasi accidentel, ce qui a limité les dégâts humains, à savoir un mort et 4 blessés -pour l'instant-. Cet attentat viens nous rappeler que le fléau du terrorisme est persistant, et que si les autorités n'éradiquent pas le mal à la racine (les livres et vidéos qui propagent cet idéologie), il risque d'y avoir des attentats bien plus couteux en terme de vies humaines que celui d'aujourd'hui. Je pense donc qu'il est du devoir des imams et professeurs d'éducation islamique de prôner la tolérance, pour barrer la route aux idéologies obscurantistes qui exploitent les idées de "jihad" et de "annahiou 3an el mounkar". Tout ceci en parallèle avec la lutte contre la pauvreté et le chômage. Pour finir, il appartient aussi à chacun de nous, citoyens marocain, d'être vigilants quant aux activités suspectes.




samedi 10 mars 2007

Le 28ème choix

Oui, il faut voter. Mais il ne faut pas se leurrer non plus : ça n’a qu’une portée symbolique.

L’association 2007 Daba a publié un fascicule engagé, tiré à 500 000 exemplaires et intitulé “Guide du citoyen”. Objectif : sensibiliser à l’importance du vote et donc lutter – par ricochet – contre l’absentéisme électoral. 2007 Daba l’avoue avec une lucidité qu’il faut saluer : “Aujourd’hui, le constat est alarmant : les Marocaines et les Marocains, dans leur majorité, se désintéressent des élections”. Lutter contre ce désintérêt est un objectif noble, qui participe sans aucun doute à la démocratisation du Maroc. Le Guide citoyen propose donc, “pour que chacun puisse exprimer son choix en toute connaissance de cause”, une ample présentation des 27 partis politiques qui cherchent à vous séduire. Ça vous fait donc 27 choix possibles. Et c’est là où je ne suis plus d’accord avec la démarche.

Au Maroc, le militantisme institutionnel a une (grosse) limite : celle de la crédibilité des institutions qu’il promeut. Pourquoi voterons-nous, le 7 septembre ? Pour envoyer 325 nouveaux représentants au Parlement, oui, mais au-delà ? Dixit le Guide citoyen, “c’est en votant et en choisissant leurs représentants que les citoyennes et citoyens influent sur le développement économique et social de leur pays”. Avec tout mon respect pour M. Noureddine Ayouch, acteur associatif de premier plan et animateur en chef de 2007 Daba, je n’en crois pas un mot. Dans la mesure où le Maroc est une monarchie absolue de droit divin, de par la force de la Constitution, c’est au Palais royal, et nulle part ailleurs, que se décident le rythme et les modalités du développement. Si développement il y a. Hormis quelques ministres qui se comptent sur les doigts d’une main, et qui n’ont qu’un rapport très équivoque avec les partis dont ils portent formellement les couleurs, le gouvernement ne joue pour ainsi dire aucun rôle dans le développement de ce pays. Il se contente de coiffer une administration qui tournerait tout aussi bien (c’est une image) sans lui. Et qui, dans le meilleur des cas, n’entrave pas (trop) la dynamique de développement impulsée par une poignée de technocrates, “colorés” ou pas, en étroite liaison avec le seul véritable cercle d’influence de ce pays : l’entourage royal. Quant au Parlement, il vaut mieux en rire. Pourriez-vous, chère lectrice, cher lecteur, citer une seule loi qui vous ait marqué(e), et qui ait été initiée par des députés ? Moi non plus. Les seules lois sérieuses (mais pas forcément pertinentes) qui sont votées à l’hémicycle proviennent à tous les coups du crypto-makhzénien Secrétariat général du gouvernement, d’un ministre proche du Palais ou, sans détours, du Palais lui-même. Voilà le véritable mode de fonctionnement du régime marocain. Les élections n’y changeront rien – et c’est justement pour ça que les Marocaines et les Marocains s’en désintéressent.

Oui, il faut voter. Mais il ne faut pas se leurrer non plus. En l’état actuel des choses, la seule portée du vote est d’ordre symbolique : il s’agit, en quelque sorte, d’un acte de foi en le principe démocratique. Et pourquoi pas d’un acte d’espoir, signifiant que nous aimerions voir (un jour) ce principe pleinement appliqué au Maroc. Sans bouffonnerie. D’ici là, si je puis me permettre, moi aussi, d’y aller de ma suggestion citoyenne : et si on votait blanc ? C’est le 28ème choix, le seul pertinent, à mon humble opinion. Imaginez un seul instant que des associations aussi dynamiques, vertueuses et richement dotées que 2007 Daba fassent la promotion du vote blanc, en tant que geste démocratique. Et y mettent les mêmes moyens formidables. Je mettrais ma main à couper que le “parti blanc” emporterait les élections haut la main, peut-être même à la majorité absolue des votes. Ça, ce serait un message. Et pour une fois, c’est le peuple qui inviterait l’élite à réfléchir...

Editorial de Ahmed R. Benchemsi pour Telquel (n°264)

Commentaire personnel :

Effectivement, l'écrasante majorité des marocains ne votent pas et se désintéressent carrément des élections, à cause de la portée symbolique du vote. Cependant , je ne suis pas d'accord avec Mr Benchemsi sur le fait que ceux qui ne votent pas habituellement voteraient blanc, car en raisonnant de la même manière que précédemment, il diront que personne ne prêtera attention à leur vote blanc. En tout cas, avant de nous inciter à voter, les partis devraient nous montrer de quoi ils sont capables en tant que force de proposition.